Audi Endurance Experience (Audi 2E), je suis venue, j’ai vu, j’ai vaincu (ma trouille)

Les Audi Endurance Experience… La course que j’ai rêvée faire après avoir vu les copains participer (et gagner) l’an dernier. La team blogueur composée de PlanèteGT, AutoCult, ABCmoteur, MyGT et Creapills avait remporté la finale en Laponie dans la catégorie Extrateam. Cette année, après les sessions du Mans et de Magny-Cours, la dernière édition des Audi 2E se déroulait au Castellet et le rêve est devenu réalité, la dernière team blogueur est une team de BLOGUEUSES !

Il y a des mails qu’on relit plusieurs fois pour être sûre d’avoir bien compris l’invitation qu’on nous envoie. Celui de Florian en fait partie. J’avais tellement envie d’y participer ! Courir sur circuit pour tester des bolides est un bonheur, dans le cadre d’une VRAIE course c’est… je ne sais pas quel adjectif peut vraiment le qualifier car c’est un ascenseur émotionnel dans lequel se mêlent excitation, appréhension, puis surexcitation, trouille bleue, angoisse, panique. Pourquoi cette inquiétude ? Je n’ai jamais eu peur de conduire vite, je suis même réputée pour ça, je suis casse cou. Mais j’ai eu peur de conduire vite, trop vite, entourée de 23 cinglés qui n’ont pas l’air d’avoir peur de mourir sous le soleil sudiste. Peur (presque) totalement vaincue grâce aux encouragements de Sabrina, merci meuf !

Meuf, c’est le nom que j’avais envie de donner à cette belle team de nanas qui ont partagé mon ascenseur émotionnel. Cette team de meufs était composée d’Aliette des Enjoliveuses, Raphaëlle de Miss 280ch et Al de Blog Car Passion. Nous étions 4 filles, blogueuses automobile (non pas blogueuses beauté, ou mode, ou lifestyle chers messieurs ;) ), 4 profils différents et c’était là toute notre force, on se complétait bien, très bien. Meuf, ça sonnait un peu vulgaire pour les filles alors ce sera #team280Girls (280 comme le numéro de notre ChoupetteA3).

Audi Endurance Experience, c’est 3 courses de 3 heures avec la même voiture, les mêmes consommables. 24 équipages de 4 (minimum) ou 5 personnes qui s’affrontent de jour et de nuit. Parmi ces 24 équipes, 10 s’affrontent dans la catégorie myAudi (les clients Audi qui se sont inscrits en ligne avant un tirage au sort pour déterminer les heureux participants, 150 sur 1500 inscrits !), 10 autres dans la catégorie Partenaires (des clients de concessions Audi) et 4 dans la catégorie Extra-team (ici Megève, la station partenaire d’Audi, Dunlop, Media et Blogueurs Blogueuses). Les Audi Endurance Experience se déroulent sur 3 sessions et nous participions à la meilleure dernière, celle du Castellet. Audi organise ces événements pour chouchouter les clients fidèles et les amener au plus près de l’expérience de sport automobile cher au constructeur qui participe et gagne les 24 heures du Mans depuis quelques années déjà (sauf l’an dernier, ok)

Jeudi 26 novembre, 9h, arrivée sur le mythique circuit Paul Ricard. Les 24 Audi A3 1.8 TFSI 180 ch quattro nous attendent sous le soleil étincelant du Var. On a hâte de commencer. Et pourtant cette appréhension… Rendez-vous à l’intérieur de la structure Audi pour découvrir toute l’ampleur de l’événement. Les Audi Endurance Experience, c’est une vraie course automobile, homologuée par la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile), alors nous sommes licenciées ! C’est pour cela que partant des voitures de série, les A3 sont très allégées et mises aux normes FIA avec arceau, baquet, harnais, extincteur… Inscription faite, nous enfilons la tenue de combat course : combi, chaussures de course, gants, cagoule et casque, c’est parti pour 3h30 d’essais libres avec Steven, notre coach attitré.

Les essais libres : 3h30

Pendant cette séance de roulage, nous découvrons le circuit Paul Ricard, dont je connaissais une petite partie, et notre ChoupetteA3 ! Avec Raphaëlle, nous avions déjà eu l’occasion de la prendre en main sur le circuit de la Ferté Gaucher, lors des Audi driving experience ! Juste le temps de repérer les virages les plus tendus et la meilleure manière de les appréhender que Steven sort du véhicule et c’est parti pour la conduite « seule sur la piste » entourée de fous furieux. Beaucoup de stress (pour rien) sur la partie seule dans le bolide, je n’en avais jamais eu l’occasion. Il y avait toujours un instructeur à côté. Je découvre vite le bonheur que c’est et je ne sais plus trop pourquoi je le redoutais. Un poids en moins dans la voiture, ça va beaucoup plus vite ! Nan je plaisante, c’est surtout un poids en moins sur l’esprit parce qu’à trop se concentrer sur les instructions pour ne pas faire de bêtises, on en fait encore plus devant le « prof ». L’autre crainte était les autres « pilotes » qui, n’ayant pas signé de décharge pour rembourser les dégâts sur les voitures, roulent comme des dingues, littéralement. C’est à dire que plutôt qu’une course d’endurance, j’ai eu l’impression de me retrouver au milieu de la Foire du Trône (qui ne fait même plus d’autos-tamponneuses je crois…).

Les essais libres se terminent par une plus grande appréhension et surtout des scores catastrophiques, on termine avec les plus mauvais temps, loin derrière tout le monde… Pas grave, nous partons diner après le tirage au sort de la grille de départ que nous prendrons… en pôle position ! Super ! Partir avec la bande de fous furieux derrière nous, tout va bien. Arrivées à table, on se fixe nos objectifs (celui de terminer 1ère de notre catégorie n’est même pas envisagé, vu la concurrence) : 1/ terminer la course. 2/ avec notre ChoupetteA3 entière ! 3/ ne pas terminer dernières du classement général. On s’est trouvée une voiture concurrente, celle de la team Annemasse Jean Lain (voiture 14), qui a eu la bonne idée de présenter une équipe féminine à 75% ! Elles devaient être cinq mais suite au désistement de deux personnes, un garçon est venu prêter main forte. Nous étions ravies de les rencontrer ! Il n’y a pas à dire, entre filles on roule autrement… 4/ terminer devant l’équipage 14 ! 5/ kiffer notre maman (sur les bons conseils de notre coach adjoint Sabrina) !!

Course n°1 (21h – minuit) : l’appréhension

C’est bizarrement la course préférée des garçons (les copains blogueurs) qui l’ont pourtant passée sous la pluie ! Nous avions un beau ciel dégagé avec une pleine lune magnifique et une température ne dépassant pas les 6 degrés ! C’est Raphaëlle qui prend le départ (lancé), avec l’instruction insolite de laisser passer tout le monde dès le début. Elle fait bien puisque dès le début de la course un carambolage se produit dans le double-droit du Beausset (le pire virage du circuit) et elle réussit à l’éviter. Selon notre stratégie, si stratégie il y avait, je vais prendre le dernier relai de la course (23h15-00h) et tout ça est déjà très rassurant. Dès les premiers tours, notre confrère journaliste Etienne Bruet rentre aux stands avec un airbag déclenché. Ça aussi c’est rassurant. J’essaye de me remémorer le briefing que nous avons eu juste avant la course et je me souviens de 2 instructions importantes, celle que nous ne sommes en compétition qu’avec des voitures de notre catégorie, très facilement repérables à la couleur des phares, bleu pour les Partenaires, blanc pour nous et rouge pour les myAudi. Pas besoin de batailler si on se retrouve avec une voiture d’une autre couleur que la sienne. Aussi il ne faut pas dépasser dans le double-droit du Beausset, c’est pas pour vous embêter les gars, c’est physiquement pas possible de le faire correctement. Ces 2 règles ont été répétées AVANT CHAQUE COURSE, c’est dire le niveau de compréhension des coureurs.

Gagnant du temps à chaque tour, on prend un peu plus confiance et on se fixe l’objectif de passer sous la barre des 2′ (contre 2’05 » en essais libres). Objectif remporté haut la main par Aliette avec 1’59 »744. On rentre se coucher avec l’espoir qui remplace l’appréhension.

Course n°2 (9h – 12h) : le PUR kif

Cette 2ème course, je ne saurais pas expliquer comment ni pourquoi, a été un pur bonheur. Celui de rentrer sur le circuit et de ne plus vouloir le quitter. Et c’était le cas pour toutes les quatre ! On a d’ailleurs pété notre meilleur temps de la course, 1’54”155, réalisé par Aliette, toujours. Je suis partie en 2ème position et chaque virage est un instant de joie qui me fait hurler dans la voiture ! Pas de souvenir malheureusement, la caméra ne s’est pas déclenchée pendant mon relai… Tristesse. Mais c’est pas grave, les souvenirs restent dans la mémoire. Je me prends même à suivre les voitures plus rapides pour calquer leur trajectoire, je ne me laisse plus dépasser et je passe même devant les copines de l’équipage 14. Je passe le relai à contrecœur en glissant aux filles que si elles sont fatiguées, je serais ravie de reprendre le volant, pour les 90 minutes restantes !

Ça rigolait moins dans notre stand, partagé avec la team Dunlop :) l’appréhension a changé de camp. C’était peut-être une stratégie finalement, ces filles qui pensaient faire toutes les pôles positions (car on repart à chaque fois en départ inversé, les derniers seront les premiers, toussa). L’équipe Media nous rend visite aussi, amusée par notre nouvel esprit de challengeuses ! De mon côté, c’est ma copine Charlotte Berton, superbe pilote de rallye et coach de l’équipage 1, que je cours voir pour lui annoncer mon/nos nouveaux temps ! Elle est ravie pour nous et très encourageante car ses poulains un poil dissipés ne font pas beaucoup mieux.

Course n°3 (14h – 17h) : le chaos

On part sur la 3ème course avec plusieurs avantages. Nos chronos matinaux ont réveillé quelques esprits qui rigolaient en nous voyant passer. Même le speaker a fini par nous désigner comme l’équipe des « blogueuses » alors que notre attribut était masculin jusque là. Nous sommes les rares, voire les seules à avoir compris que nous étions sur une épreuve d’endurance et du coup, aucun consommable à changer donc pas de pénalité (6 minutes pour un pneu, l’avant gauche étant automatiquement changé avant chaque course, 8 minutes pour les plaquettes de frein, 12 minutes pour les disques et plaquette), on va donc reprendre l’avantage sur Dunlop. Et notre ChoupetteA3 est entière, pas de casse, rien.

Seulement voilà. Comme sur la 2ème course, je ne saurais pas expliquer comment ni pourquoi, celle-ci a été une catastrophe pour moi. La chaleur (dans la voiture, pas dehors, il caille toujours), la fatigue (trop peu d’heures de sommeil la veille, l’avant-veille et même les jours d’avant), l’appréhension (oui encore elle) de devoir prendre le départ… Parce que voilà, oui, c’est comme ça, il faut alterner, et « stratégie » de course oblige (oui encore elle), sur cette dernière étape, il faut faire partir les moins bonnes d’abord (ou les meilleures après, verre à moitié vide/plein toussa), donc je prends le départ lancé. En 4ème position, parce que c’est fini on arrive plus dernières. Donc 20 voitures derrière, 20 voitures qui vont tout donner sur cette dernière course. Et fini la combine de les laisser passer pour rouler pépère après, on a prouvé qu’on était pas là pour rigoler, donc on fonce ! J’ai déjà dit qu’ils n’avaient pas peur de mourir cogner ?

J’essaye de me souvenir du règlement de départ lancé. On roule derrière l’Audi R8, on ne dépasse jamais la voiture qui nous précède, un premier tour de circuit en file, puis on se range sur la grande ligne droite (départ moins dangereux grâce au grand virage qui suit), la R8 éteint ses feux et s’efface sur le côté, les feux rouges s’éteignent (surtout ne pas partir avant) et c’est parti ! Sauf que… ça ne s’est pas passé comme ça. Après le départ de la R8, alors qu’on attendait sagement que les feux rouges s’éteignent, une A3 a tranquillement remonté la file des voitures, pour se barrer en tête, nous laissant tous incrédules derrière, ne comprenant pas trop si ce faux départ va arrêter la course, les feux étant toujours rouges. Alors on continue de rouler tranquillement en se disant qu’en repassant devant les stands l’Audi R8 va ressortir pour redonner le départ. Mais arrivés là, aucun signal à la radio et les feux sont éteints. On fait quoi ? Et bien PLEIN GAZ ! C’est parti et tant pis pour ceux qui n’ont toujours pas compris ! Je fais quelques tours dans les voitures de tête, et je ne vois rien dans mon rétro, le bonheur ! Mais ça ne dure pas malheureusement, tous les paramètres ci-dessus reprenant la main sur ma motivation et mon enthousiasme. Ajoutons à ça que je suis rapidement rappelée dans les stands et que je sens que le coach n’est pas très content et les filles inquiètes en voyant mon visage blême. Je repars pour être aussitôt rappelée, puis encore rappelée avant la fin de mes 45 minutes de course. C’est fini, je passe le relai, dépitée. Non sans avoir raté l’un de nos objectifs, rendre ChoupetteA3 entière. Parce qu’un clignotant et un serrage à droite (intérieur  du virage) pour indiquer ma rentrée au stand, alors que la trajectoire des voitures se fait par la gauche (extérieur), n’ont pas suffit à l’une des 2 voitures qui me suivaient. Elle me refait l’arrière droit et son avant gauche du coup, en essayant de se faufiler ? J’ai pas compris.

Les filles prennent le relai et resteront longtemps devant l’équipage Dunlop. Jusqu’à ce qu’ils dégainent leur pilote (sans guillemets) qui a réalisé le meilleur temps de toute la course. Pas de podium pour nous, c’était un plaisir d’y croire. On est ravies pour la team Media qui termine en tête de notre groupe !

On est venues, on a vu, on s’est battues

C’était dingue cette expérience. Comme aucune autre et pourtant on s’éclate dans cet univers automobile. Les Audi Endurance Experience sont une opportunité à vivre et on a vite compris l’excitation des participants qui étaient là, des étoiles plein les yeux. Je ne remercierai jamais assez toute la team Audi et particulièrement Florian et Sabrina pour ce rêve éveillé, l’accueil chaleureux, l’organisation au top avec Oreca. Un énorme merci à la blogosphère auto qui était derrière nous à chaque étape, c’est bon de sentir encouragées par ses pairs. Un gros bisous à ma #team280Girls !

audi 2E, audi endurance experience, la carista, audi a3, circuit paul ricard, le Castellet

Et en parlant d’encouragement, de girls et toussa, ce n’est pas fini ! La finale des Audi Endurance Experience se déroule en ce moment même à Luleå, en Laponie (nord de la Suède), chez le Père Noël (qui doit se reposer là) et la team Blogueur contient une BLOGUEUSE ! Aliette, les Enjoliveuses, les meilleurs temps, vous avez suivi ? Avec elle, les copains Antoine (ContreAppel), Thomas (SpeedGuerilla), Vincent (le blog de Viinz) et Nicolas (le Petit Français) composent la #team9 ! On est à fond derrière eux, on espère (et on est sûrs !) qu’ils feront aussi bien que les copains de l’an dernier !!

Go #Team9 (hashtag à suivre les 2 prochains jours !)

Merci Audi (je l’ai déjà dit ? pas grave je répète !)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>